Centre de Culture Ouvrière
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L'actualité du CCO

Emission Radio - Jeunes de Romain Rolland

L’émission radio produite par les jeunes du centre social Romain Rolland pendant les vacances de Février, avec les journalistes (Ravi et 20 minutes ) . L'émission est produite autour de la liberté d'expression.

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Le projet institutionnel du CCO, Culture ouvrière et A.G.A.R.N

sur le site Internet du C.C.O


Un espace d’engagement de solidarité et d’exigence

Les préoccupations originelles du mouvement tournaient autour de

  • La promotion des individus
  • Leur accès à la formation personnelle et professionnelle pour l’essentiel dans le cadre de l’entreprise

Aujourd'hui, les problématiques de précarité, d’exclusionb et de ghettoisation se sont substituées aux problématiques des origines du mouvement. Les valeurs sont les mêmes mais méritent d’être ré agencées, reconsidérées dans une nouvelle culture militante et professionnelle qui émerge de ces mutations fondamentales. Qu’est-ce qui constituerait les bases d’une culture commune et correspondrait aux traits identitaires de l’association ?

  • Une culture militante entre implication et engagement
  • La lutte contre les exclusions par la mission de service public qui est la nôtre
  • Un projet global qui cerne nombre de problématiques sociales
  • Une action professionnelle s’attachant à l’usager (en l’amenant à davantage de respect, d’engagement), au professionnel (une action en phase avec ses convictions, ses ambitions), à l’association (développer des échanges pour une identité commune), au politique (en donnant du sens et le rapprochant de la population)

L’association peut se définir essentiellement comme un espace de réalisation au service des personnes :

  • Réaliser des actions ou des activités pour se construire au contact des autres et des règles en usage que la société érige (= inscription sociale ou réinscription des personnes socialement désaffiliées) grâce à des repères (cadres formels, espace, temps, lieu), l’activité étant pour partie surtout un prétexte à faire passer ou vivre d’autres enjeux
  • Se réaliser, s’accomplir en tant que sujet et citoyen (= ne pas décourager certains par des exigences insurmontables, ne pas arrêter d’en solliciter d’autres grâce à des activités promotionnelles fidèles aux valeurs de l’éducation populaire c'est-à-dire en donnant du sens et évitant l’activisme et la consommation passive)
  • Réaliser, prendre conscience de ses potentialités à valoriser et à partager avec les autres

Cet espace de réalisation se décline en plusieurs espaces de promotion :

  • Un espace de promotion personnelle et collective grâce à la participation à des projets producteurs d’identités collectives et individuelles
  • Un espace de paroles, d’échanges et de reconnaissance (c’est l’écoute active et respectueuse, la confiance, la valorisation et la responsabilisation des personnes qui le permettent)
  • Un espace de confrontation et de mutualisation par acceptation de la différence, de la singularité comme une richesse
  • Un espace de solidarité en renouant les liens pour sortir de son isolement
  • Un espace de réparation et de dignité par un travail de restauration de l’estime de soi des personnes
  • Un espace de décloisonnement en s’ouvrant vers l’extérieur en général, les autres, l’altérité
  • Un espace d’initiative et de créativité en valorisant les propositions de projet tant au sein des équipes que des publics
  • Un espace de découverte, d’éveil et d’Eco-citoyenneté

Quelles seraient les postures (ou exigences présupposées) qui fonderaient une pratique commune ?

  • Une exigence de disponibilité (accueil efficace, respectueux des personnes et des enjeux)
  • Une exigence d’écoute active (effort pour comprendre le cadre de référence de l’autre)
  • Une exigence de proximité (avec un juste dosage de l’axe proximité/distanciation)
  • Une exigence d’adaptation (garder à l’esprit les règles et les lois sans fermer l’espace de la négociation)
  • Une exigence de concertation (avec les collègues, les partenaires, les publics pour le respect de la pluralité)
  • Une exigence de réflexion (garder en tout temps le sens, les fondements et les finalités de toute action)
  • Une exigence d’honnêteté (ne pas proposer aux publics des projets intenables, illusoires ou démagogiques)
  • Une exigence d’humilité (avoir une conscience nette des limites de notre action et de ses effets parfois pervers)
  • Une exigence de doute (défiance à l’égard des certitudes et nécessité du réexamen périodique des acquis)
  • Une exigence de responsabilité (assumer les conséquences d’une parole ou d’un acte)
  • Une exigence de responsabilisation (considérer l’autre comme un sujet responsable, acteur de sa vie)
  • Une exigence de projection (culture du projet, de l’anticipation et de la prospection)
  • Une exigence de proposition (stimuler la participation de tous, proposer des outils de re-médiation)
  • Une exigence d’innovation (remettre en question les pratiques de routine, instituer une veille sur le suivi des mutations)
  • Une exigence d’évaluation (soumettre les réalisations à des formes multiples de régulation)

Il importe à chaque équipe sur chaque site de faire vivre ces valeurs en fonction de ses singularités en envisageant la manière concrète de les illustrer dans leurs pratiques quotidiennes.